…parce qu’après (c’est à dire en juin) le film va sortir et même s’il est bien, ça sera forcément moins bien que le livre, étant donné que l’histoire est un peu compliquée et qu’elle aura forcément été simplifiée ou raccourcie.
Ce livre, c’est Le Temps n’est Rien, d’Audrey Niffenegger.
C’est un mélange de romance, mais pas du tout girlie cul-cul si je peux me permettre cette expression, et de science-fiction mais pas genre 2001 Odyssée de l’Espace hein.
C’est l’histoire de la vie d’Henry et Clare. Henry est victime d’une maladie génétique qui le fait voyager dans le temps. Il ne choisit ni le moment de son départ, ni l’endroit ou l’époque où il arrive. Il ne peut rien emporter avec lui, pas même ses vêtements, ce qui le met généralement dans des situations difficiles (arriver tout nu en hiver dans la campagne au milieu de la nuit, ça n’a rien d’une sinécure). Il ne sait jamais non plus combien de temps son voyage va durer – quelques minutes, ou quelques heures. Bref il ne contrôle rien du tout.
Par contre, les endroits où Henry arrive sont souvent liés à sa vie et aux gens qu’il connaît. Ainsi il a revu de nombreuses fois l’accident de voiture qui a tué sa mère quand il était enfant. Mais surtout, il voit Clare.
Henry adulte rencontre donc l’enfant qu’était sa femme, Clare. Ce qui signifie que celle-ci connaît son futur mari dès son plus jeune âge. Mais comme Henry ne lui raconte pas le futur, Clare ne sait pas quand ni comment elle va le rencontrer “pour de vrai”. Et quand elle le verra pour la première fois, lui ne saura pas encore qui elle est car il n’aura pas encore voyagé dans son passé. (Vous suivez toujours?)
La vie quotidienne est difficile, car Clare ne sait jamais quand Henry va disparaître ou revenir. Et à côté de cela, elle ne parvient pas à avoir d’enfant car les foetus, victimes de la même maladie, voyagent hors du ventre de leur mère et meurent.
La fin de l’histoire est tragique et belle et émouvante, et j’ai pleuré pendant au moins vingt pages (et les bouquins ça me fait rarement pleurer, je vous le dis). Vraiment, lisez-le, même si c’est le seul roman que vous lirez cette année. Et même, si vous pouvez, faites-vous le plaisir de lire la version originale en Anglais, The Time Traveler’s Wife.