janvier 27, 2008...7:06

Janvier: “Les mystères de Sainte Freya” – Armel Job

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C’est Coumarine qui m’a recommandé ce roman, et je l’en remercie car il s’est avéré pour le moins surprenant.

Il faut d’abord que je vous précise que c’est un roman belgo-belge jusque dans les recoins de quelques allusions à des scandales politiques vieux de plus de dix ans (mais qu’il ne faut pas nécessairement connaître pour arriver à suivre l’huistoire) et déjà dans son titre puise que Freya est le prénom d’une de nos jeunes ministres (enfin, du temps où on avait un gouvernement qui n’était pas intérimaire) qu’on n’associerait pas forcément à une Sainte de notre Mère l’Eglise (à moins que…)

Bref, je reviens à mes bonnes soeurs. Freya, une religieuse belge assassinée dans les années 70 par une maladementale au sein même de son couvent , vient d’être canonisée par Jean-Paul II. C’est une grande joie pour l’évèque Van Camp, qui rêve de devenir cardinal, et pour l’abbé Turquin, un avocat converti sur le tard, qui s’est occupé de la promotion du dossier.
C’est donc dans la stupéfaction la plus totale que Mgr Van Camp reçoit un email lui annonçant que “Freya était une salope”. Pire encore, le corbeau a des preuves de ce qu’il avance, et il n’acceptera pas de se taire en échange d’argent.

Mgr Van Camp ne saurait laisser menacer l’infaillibitlité de l’Eglise en laissant révéler une erreur de canonisation (sans compter que pour so job au Vatican, ça serait un peu fichu). Il se tourne alors vers Turquin pour démasquer le coupable. Turquin s’adjoint l’aide de Martin, informaticien surnuméraire de l’Opus Dei qui compte beaucoup sur Sainte Freya pour sauver sa fille atteinte d’un cancer..

Evidemment, c’est un roman iconoclaste. On sent bien la jubilation de l’auteur à mettre le doigt là où ça fait mal dans les failles de l’Eglise Catholique.
Mais qu’on soit d’accord avec lui ou pas, le tableau est bien brossé et l’enquête bien menée. On passe un bon moment avec ce roman qui nous sort des décors habituels du roman policier, décors que je n’apprécie généralement qu’à petite dose. Alors, pourquoi pas?

3 commentaires

  • Oui, Marie, j’ai aimé ce roman, comme la plupart de ceux qu’écrit Armel d’ailleurs
    Dans celui-ci, j’admire la maitrise de l’auteur à construire son scénario, avec son avancée implacable et ses suspenses habilement ménagés
    Il y a de l’humour un peu iconoclaste dans ce livre, mais aussi de grands moments de sensibilité
    J’ai été très touchée par la page sur le “pardon” par exemple…qui n’a rien à voie avec le pardon catho tel qu’il nous a été enseigné
    Autre livre, autre genre: je viens de terminer L’homme accidentel de Philippe Besson
    Je suis très mitigée sur ce roman…alors que certains romans de Besson, je les ai beaucoup aimés
    Bonne journée à toi

  • @ Coumarine: jamais lu Besson. Là j’attaque un roman anglais et après je passe à la trilogie suédoise Millenium!

  • ah oui! très curieuse d’avoir un (ton) avis sur cette trilogie…
    il parait qu’une fois commencée, on ne la lâche plus


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